Voici un court extrait du quatrième chapitre : Slobodan, policier, s'est rendu sur les lieux d' un prétendu attentat, il se laisse rever à une vie meilleure ...
"Tandis que les cadavres lui passaient sous le nez, il esquissa un sourire en pensant à la vie qu'il aurait si il n' y avait pas besoin d' autant de policiers. Jardinier. Faire
pousser du gazon, des fleurs, des arbres qui seraient un jour plus vieux qu'il ne le sera jamais, cueillir les fruits de la terre, être réveillé par des piallements, sentir son hypophyse carressé
par les brins d' herbe; sentir la vie dans ses mains, juste au bout de ses doigts. Moins de terroristes, plus d' espaces verts; Moins de policiers, plus de jardiniers. Et l' odeur, l' odeur de
verdure, l' odeur des origines; Tout a commencé dans cette odeur, l' Homme, le Jardinier, la Femme, l' Amour, le Droit, l' Etat, même les policiers. Il aurait mentalement rajouté à sa liste,les
terroristes ... comme s'ils existaient, en raison de la présence de policier; et non l' inverse."
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