Romans et Films de SF

Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /2008 11:15
Comme d' autres romans et nouvelles de Philip K. Dick, Substance Mort s'est vu adapté au cinéma. Il s' agit avec Next (adaptation de l' Homme Doré) de la derniére en date (du moins à connaissance; La prochaine en vue Radio Libre Albemuth, ce qui va me forcer à lire trés vite la trilogie divine car je souhaite lire par ordre de parution, Radio Libre Albemuth ayant été refusé par son éditeur K.Dick a écrit La Trilogie Divine avant de retoucher son prélude...). A Scanner Darkly à sa sortie en France (uniquement en VOST) a gardé son titre original (inutile de chercher Substance Mort à la Fnac rayon DVD). Le film sort en 2006 et est dirigé par Richard Linklater qui est plutot un bon réalisateur; ce qui se confirme dans cette adapation qu'il a lui même écrite. Rien ne vaut le livre mais le film lui est trés fidéle, les passages non adaptés étant généralement secondaires voire trés secondaires et l' ensemble des situations et de l' ambiance a été trés bien transposé sur pellicule.



SI c'est un K Dick, que c'est fidéle et bien réalisé, c'est forcément un film excellent ! L' histoire étant la même, je vous invite à lire l' article que j'ai publié sur le roman il y a quelque jour. Pour le reste les acteurs sont trés convaincants qu'il s' agisse de Keanu Reeves de Winona Ryder ou de Rory Cochrane et Robert Downey Junior. La BO est en majorité composée de morceau de Radiohead ce qui colle à la perfection avec l' ambiance dickienne. Outre les scénes particuliérement drole reprise du livre, l' accent dramatique est tyrés bien dosé; tout comme la lente descente aux enfers d' Arctor est excellement transcrite avec semble-t-il beaucoup de réalisme.

Ce qui en soi est tout à fait paradoxal car la particularité de ce film tient à son étonnante post-production. En effet, en post production le film a subi un effet bande dessiné trés réussi. Certain s'égareront à penser qu'il s'agit d' un film d' animation ; que neni c'est un film à part entiére. Là où d' autres comme Sin City avait fait là un choix nécessaire mais pas toujours convaincant, A Scanner Darkly assume trés bien l' effet qui rajoute indubitablement quelque chose d' halluciné à un film dont le théme n'est finalement qu'une halucination collective ...


Par Woot S. Kinsasha - Publié dans : Romans et Films de SF - Communauté : SFFF
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /2008 11:00
J'ai trouvé un documentaire français sur Philip K. Dick il y a un petit moment de ça , je le propose à ceux qui veulent découvrir ce personnage assez étrange  ...




Retrouvez la suite sur Youtube ...




Par Woot S. Kinsasha - Publié dans : Romans et Films de SF - Communauté : Autres Mondes...
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /2008 12:06
Substance Mort, A Scanner Darkly en anglais, est un roman de Philip K. Dick. L'action se situe dans un avenir proche aux Etats Unis. Le marché de la drogue bat son plein chez les freaks qui souffrent tout particuliérement de la Substance Mort (Death in english). Une drogue qui se vend trés bien et qui est particuliérement noscive pour le métabolisme de ses consomateurs. C'est donc dans ce climat pessimiste, à la fois amusant et triste, qu' évolue Bob Arctor, un junkie qui vit avec Luckman et Barris deux autres toxico sympathiques. Seulement Arctor est aussi Fred, un agent des narcotiques dont le travail est de remonter la filiére de l' organisation Substance Mort au moins jusqu'aux pushers c'est à dire ceux qui fournissent les petits dealers. Pour que l' infiltration soit la plus optimale possible les autorités elles même ignorent qui est Fred en réalité. Il porte un complet brouillé; une combinaison qui affiche aléatoirement des visages et des vetements afin que l'agent soit toujours masqué quand il s' adresse à sa propre agence.  Le fait est que personne ne sait d'où provient la Substance M ... Mise à part de drole de tentatives d'accident orchestrées par Barris, tout semble fonctionner pour Arctor/Fred qui n' en finit pas d' essayer de conclure avec Donna. Jusqu'au jour où Hank, son supérieur, vétu de son complet brouillé demande à Fred, dans son complet brouillé, d' enqueter principalement sur Arctor qui selon lui prépare quelque chose d' enorme. Arctor/Fred ne prépare rien et la psychose s' installe dans le coeur de chaque cachet de Substance M qu'il avale ...

Comme bon nombre de roman de Dick, la question de la réalité se pose, cette fois ci au travers du spectre de la drogue. Mais aussi et c'est le coeur du roman au travers de la dualité qui habite chacun de nous, entre ce que nous sommes et ce que nous devons paraitre pour les autres. Arctor est un agent qui doit se faire passer pour un junkie auprés de ceux qu'ils surveillent c'est à dire ses amis; tandis que Fred est un junkie qui tente de le dissimuler à l'agence qui l' engage. Où que soit sa place, Arctor/Fred n' est jamais à son aise et à toujours quelque chose à cacher et un objectif secret à atteindre. Ceux sont vraisemblablement les bases d' un bon roman mais Substance Mort va plus loin en appliquant cette dualité à quantitée d' autres élements. En ce qui me concerne, c' est ce qui fait de ce roman une excellente représentation de la nature versatile, étrange, inaccessible de la réalité dans un monde imergé, noyé, dans la fiction. Les fictions de la culture, les fictions que provoquent la drogue, les fictions auxquelles nous aspirions ou au contraire qui nous effraient, les fictions qui font fonctionner notre monde, l' argent, les façades, les multinationnales, Coca Cola, l' Etat ... et le visage des autres qui n'est qu'un reflet inversé fictif de ce qu'ils sont.



Substance Mort est généralement présenté comme étant l' un des romans les plus personnels de K.Dick. Compte tenu de ce que je peux prétendre savoir sur lui, celà me parait assez juste. Et, quoiqu'il en soit, nul doute qu'il ait revendiqué cet attachement particulier. Au fur et à mesure du livre des personnages disparaissent fauchés par les drogues et quand le roman touche à sa fin; quand on a ri des divagations de toxico complétement allumés qu'on a appris la vérité, quand on sait que la mort n' est pas la meme pour tout le monde, Dick achéve l' ouvrage par la liste de ceux qu'il a perdu et qu'il regrette, qu'ils soient décédés ou atteints de psychose permanente comme pour nous dire que la fiction n' a jamais été aussi proche de la réalité, quel qu'elle puisse etre ...
Par Woot S. Kinsasha - Publié dans : Romans et Films de SF - Communauté : Autres Mondes...
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /2008 18:17
    The Southland Tales est un film américain réalisé par Richard Kelly, produit en 2006 et sorti dans nos salles ... jamais ! Il s' agit d' un film de science fiction présenté à Cannes en 2006 et vraisemblablement trés mal reçu par la critique. Suite à quoi le réalisateur de Donnie Darko a du complétement remonter son film et à quoi aucune sortie en France n' a pas été prévue; pour le reste le film est sorti en dvd il y a deux semaines aux USA et sort dans quelques jours aux Royaumes Unis ... Heureusement les sous titres français sont de la partie.

    Heureusement parce que je pense trés sincérement que The Southland Tales va devenir un film culte dans le monde de la SF. Le temps que nous le découvrions en Europe, j'imagine même qu'un jour on aura droit à un doublage, à mon sens, ce n' est qu'une question de temps avant qu' à peu prés n'importe qui qui s'interresse au cinéma en aura au moins entendu parler une fois. Et si on évoque ce film, on ne peut qu' attiser assez violement la curiosité de notre interlocuteur tant la situation initiale est alléchante. The Southland Tales ne serait pas le premier film de SF à être trés mal accueilli pour ensuite devenir culte. Je pense par exemple à Dune que David Lynch lui même rénie faute d' avoir pu faire le montage lui même ... Peu compris, mal apprécié, nombre de spectateur pense à Dune comme un mauvais film de SF incompréhensible et laborieux; et pourtant, même si une pluie de critique s' abat sur ce film même parmis les adorateurs de SF qui lui reproche de ne pas suivre assez scrupuleusement le script (il faut dire que sur certains détails de taille il s'en éloigne), Dune revient aussi dans les discutions comme un des meilleurs films de SF, un film dont j' entends bien souvent "je l' ai" alors que d' autres voudraient qu'on les paie pour le revoir une fois encore. Quelque chose me dit, et ça n' engage que moi, que The Southland Tales s'oriente vers le même destin à la fois sombre et glorieux.

    Les Etats Unis sont frappés par une attaque nucléaire qui plonge le monde dans une troisiéme guerre mondiale qui touche particuliérement le Moyen Orient. Suite à quoi les Etats Unis éprouve des difficultés à s' approvisionner en petrole et se tourne donc vers des energies alternatives. C'est dans ce contexte qu' intervient un certain Treer éminent prix Nobel  qui a mis au point un systême qui exploite le mouvement perpétuel de l' océan pour creer de l'énergie indéfiniment. Réapparait alors un acteur de film d' action (The Rock) fiancé à la fille du prochain président des Etats Unis, en plein désert. Il a perdu la mémoire et est recueilli par une actrice porno (Sarah Michelle Gellar). Et, évidemment, je ne vous raconte pas la suite, les multiples autres protagonistes, les intrigues mélées, le mystére qui entoure tout celà, ni le pourquoi et encore moins le comment.

    The Southland Tales est un film brillant, un must dans le cinéma SF, dans la même veine que Donnie Darko. Si vous avez aimé ce dernier, vous ne devez pas passer à coté de celui ci; quant aux autres, j'aurais tendance à leur recommander de voir Donnie Darko avant de s' attaquer à The Southland Tales; il s' agit de deux films bien distincts mais Donnie Darko semble moins décourageant que The Southland Tales, comme une introduction à l' approche parfois étrange de Richard Kelly.

    Néanmois, le film comme Donnie Darko avant lui, foisonne de référence à la SF, notemment (comme c'est mon truc en ce moment) à K Dick que j'ai même cru voir incarné dans un scientifique joufflu, longue barbe et chemise exotique ... A recommander donc aux fans de SF sans exception ... Encore une fois comme son prédécesseur, le film traite de questions théologiques et metaphysiques fortes interressantes pour moi et pour qui, j' en suis sur, à envie de voir le monde différemment  ...

Par Woot S. Kinsasha - Publié dans : Romans et Films de SF - Communauté : Autres Mondes...
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /2008 01:02

J'ai achevé il y a quelques minutes Le Maitre du Haut Chateau, ouvrage que l' on m' a hautement conseillé dans ma découverte de Philip K. Dick... J'avais lu cet étrange bouquin : Au Bout du Labyrinthe, puis Ubik ... je mettais aussi attardé sur un recueil de nouvelles paru chez Folio SF Dans le Jardin.  Aprés SIVA, nul doute que K.Dick était gravement paranoïaque... Et là, je finis Le Maitre du Haut Chateau ... Enfin ... JE finis ... Je sens qu' en effet quelque chose est fini mais j'ai du mal à savoir si j'ai fini le roman ou si lui m' a achevé...

Déjà, sans la lecture de cet ouvrage incroyablement riche et interressant que je recommande d' ailleurs à tous, par moment, j' avais le sentiment de remettre en doute une grande partie de la réalité; et de ce qui la constitue; et de ce que j' en perçois; et des critéres qui me permette de la définir (du moins à mon niveau) ... Et, il me semble, que j'ai fait pas mal de prospection métaphysique sur des questions aussi variées que "Y a-t-il un Dieu?", "Est ce que j' existe?" ou encore " Y a-t-il un sens à quoi que se soit ?" man-castle18.jpg

Jusqu' à présent j' ai réussi à répondre à toutes ces questions ... dans le désordre : surement plus; c'est sans importance; c'est une conception humaine voire culturelle, il est probable que non ... N' essayez pas de remettre dans l' ordre vous risquerez de vous trompez ... de toutes façons ca marche dans n' importe quel ordre ...

En réalité (enfin si je peux encore utiliser ce mot), Le Maitre du Haut Chateau n' a pas changé grand chose à cet état d' esprit quasi-nihiliste ("quasi" euphémisme, ô redoutable !Mon Dieu, si vous etes là et meme si j' en doute plus que fortement, je ne m' adresse pas vraiment à vous mais ne suis je pas en train de remettre en doute le nihilisme qui entoure mon mode de vie, moi qui tapotte sur une tablette de pixel tous plus illusoires les uns que les autres, en m' exprimant à une masse tangible de lecteur qui avoisine quelque chiffre autour de zero (car je ne suis pas sur que je puisse me compter moi même, existons nous pour nous même si nous existons par les autres ?) ?). Voilà que je m' exprime en parenthése (mais peut etre ma vie tient dans la parenthése d' un infame auteur de science fiction insomniaque et complétement déchiré aux amphétamines). Que j' en reviens-je au propos désolant de cette incroyable roman ... Il est évidement hors de question que je dévoile la fin du roman... la fin .... tout n' est qu' un éternel recommencement dans un monde fictif et tant qu'on ne peut prouver que la réalité est ce que nous prétendons, ne sommes nous pas dans une fiction ?... De toute façons, la fiction est une création humaine et c'est probablement la capacité d' abstraction et de création fictionnelle qui nous démarque du reste du régne animal. Tout dans notre société n' est que fiction et fiction sur fiction et fiction en abime et abime de fiction en cascade ... jusqu' au gouffre de la fiction (Internet si tu me lis ...) ...

Tout celà pour en revenir au fait suivant : je fais preque une crise de paranoïa parce que je sais que personne ne peut me situer dans le temps ni dans l' espace ni dans quoi que se soit et c'est terrifiant. Nous avons construit notre pensée sur ce que nous étions capables de percevoir à notre échelle et nous avons transposé ces mêmes schémas de pensée à des niveaux bien supérieurs à cette même échelle. Personne ne peut affirmer quoique se soit en ce monde en prétendant avoir des preuves; le simple fait d' évoquer des preuves est une abération de l' esprit humain en même temps que le fait d' agir en l' absence de la moindre preuve apparait être d' une stupidité assourdissante... Il n' y a pas de réponses. Il n' y en aura jamais. Se poser les questions ne sert à rien et sans les réponses à ces questions, rien n' a de sens ... Alors je vais me les poser desespéremment jusqu'à ce que mon cerveau s' endorme sous l'effet des soins paliatifs et que le froissement d'un écran d' ordinateur on me débranche ... de tout ... de la réalité ... des fictions ... que je creuse le gouffre que j' y repose et que les vivants continue à chercher le fond ...

 

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Tu dois plus être trés loin, enfoiré ...

Par Woot S. Kinsasha - Publié dans : Romans et Films de SF - Communauté : Autres Mondes...
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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /2008 12:15
Brave New World est un bouquin extrémement connu... Loin de moi donc l' idée d' en faire une analyse compléxe huxley1.jpg ; J' en serais bien incapable . Le Meilleur Des Mondes en français, est certainement la dystopie la plus connue avec 1984 néanmoins les deux textes sont trés différents. En simplifiant, on dirait que 1984 est  une critique des systémes stalinistes alors que Brave New World s' attache à se méfier du progrés technique de l'eugénisme et même par moment du consumérisme (critique aise aujourd'hui mais qui avait quelquechose de plutot visionaire en 1932 ...).

Bien que je pense que, sur certains points, Huxley ait perçu des angoisses qui ne se sont pas matérialisées par la suite, Brave New World reste un livre d' actualité. Même si en réalité je suis convaincu que nous n' en sommes pas arrivé là ... et pour cause, dans un systéme aussi bien huilé que celui de BNW, la société est tout sauf individualiste. Au contraire, l' individualité même est apparenté à quelque chose de profondément négatif; chacun appartient à tout le monde ...

PE01001-adn.JPG Il y a ces phrases que l' on enseigne dés le plus jeune age qui s'imprime dans l' esprit des enfants tous crées artificiellement qui leur lavent le cerveau pour qu'ils acceptent en fonction des attributs génétiques que l'on leur a donnés la place que l'on leur impose dans le systéme social... Je crois même me souvenir que ces hypnopédies font parfois la publicité de produits de consomation... J'ai le livre juste à coté de moi mais que se soit le cas ou pas en l' occurence n' a que peu d' interet car le rapport avec la publicité, notemment contemporaine, est immédiat... Ce qui renvoie à un débat d' actualité qui ne manque pas de faire travailler mes neurones, à savoir, doit on interdire la publicité en direction des enfants ?

Pour finir, je conseille ce livre à tous ceux qui ne l' ont pas lu ... bien que l'inttrigue met un certains temps à s' installer et que les premiéres pages soient relativement pointues, notemment parce qu'on y donne beaucoup d' information d' un coup ...

Par Woot S. Kinsasha - Publié dans : Romans et Films de SF - Communauté : SFFF
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Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 18:00
Neuromancien est un roman de William Gibson publié en 1984 (tiens, tiens ...) et récompensé la même année du prix Nebula. L' année suivante , il se voit attribué le prix Hugo et le prix  Philip K. Dick.Il est considéré comme le fondateur du cyberpunk.

Résumé de quatrième page de couverture (chez J'ai Lu): neuro.case.jpg
"La Matrice, une drogue pour tous les cablés. Aussi lorsque Case, hacker de haute volée, se voit interdire la possibilité d'y retourner, une longue descente aux enfers commence pour lui. Parce qu'il a commis l'erreur de doubler ses employeurs, ceux-ci ont détruit ses connexions neurales. Alors quand Molly et Armitage lui donnent la possibilité de s' introduire dans le rézo d' une multinationale, il saute sur l'occasion. mais dans cet univers où drogues et implants modifient les régles du jeu, semer les flics, échapper aux attentions d'un ninja et déjouer les stratagèmes d'une intelligence artificielle relèvent de l'exploit. Case est-il encore à la hauteur ?"

La première impression c' est que c' est sacrément laborieux... Je pense que pour venir à bout des 100 premières pages il faut vraiment avoir envie de lire Neuromancien. C'est fouillis complexe, truffé de jargons étranges de tournures de phrases et de métaphores vertigineuses et on perd vite pied... Au delà de ces premières pages, l' intrigue commence à s' éclaircir et il devient plsu difficile de décrocher du livre.
Ensuite, le livre se lit plus simplement et gagne franchement d' interet jusqu' à l' apothéose des derniers chapitres où l' action se précipite et le suspens se méle à tout un univers particulier. Neuromancien c'est donc l' histoire de Case condamné a priori à ne plus pouvoir se connecter, d' une certaine maniére, condamné au chomage et à la survie dans un petit monde dystopique où la drogue et les meurtres vont bon train.On lui propose de replonger et il se retrouve pris en otage par un type qui parait sans personalité Armitage et dans les bras d' une femme fatale, ninja, Molly qui lui donne un espoir, c'est à dire , un sursis avant de retomber au fond du terrier.
Ce qui m' a plu dans ce livre, c'est d' y découvrir le cyberpunk, cette mouvance prophétisante qui propose une approche particuliére  d' un monde étouffé sous les télécommunications. C'est aussi toute une reflexion sur ce qui constitue un individu si ce n 'est qu'une maille de plus dans un immense ensemble réticulaire. C' est sans parler de la thématique de l'IA, comment, pourquoi et vers où...
Par Woot S. Kinsasha - Publié dans : Romans et Films de SF - Communauté : Autres Mondes...
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